Le Pékinois a une face courte, des yeux proéminents et un dos relativement long. Ces caractéristiques peuvent compter pour sa respiration, ses yeux et sa mobilité, mais elles ne permettent pas de diagnostiquer un problème chez un chien donné. Le toilettage et la surveillance doivent être adaptés à son état et à sa tolérance.
Respiration : connaître les signes à surveiller
Une étude britannique publiée en 2026 a évalué des chiens de 14 races brachycéphales avec un test fonctionnel respiratoire. Parmi les 45 Pékinois inclus dans l’analyse des grades, environ un sur dix a reçu le grade 0, c’est-à-dire aucun bruit respiratoire ni signe de difficulté détecté selon ce protocole après l’effort. Ce résultat décrit un échantillon et un test, pas chaque Pékinois. Les grades supérieurs ne signifient pas tous une atteinte clinique importante : dans ce système, les difficultés plus marquées sont distinguées des bruits légers détectés à l’auscultation.
Un ronflement ou un bruit respiratoire ne suffit pas à poser un diagnostic. En revanche, une respiration laborieuse, une mauvaise tolérance à l’effort, un malaise ou une coloration bleutée de la langue ou des gencives justifie une aide vétérinaire urgente. Évitez de pousser votre chien à l’effort par temps chaud et demandez au vétérinaire des conseils adaptés si sa respiration vous inquiète. Un poids adapté est important pour la santé générale, mais ne remplace pas l’évaluation des voies respiratoires.
Yeux proéminents et traces sous les yeux
La forme de la tête et l’exposition des yeux chez certains chiens brachycéphales peuvent rendre la surface oculaire plus vulnérable. Une petite étude clinique portant sur 93 chiens brachycéphales, dont seulement quatre Pékinois, ne permet pas de calculer le risque pour la race entière. Des traces sous les yeux ne révèlent pas à elles seules leur cause.
Pour retirer une sécrétion superficielle, essuyez doucement le poil autour de l’œil avec une compresse propre humidifiée, sans frotter le globe. N’instillez pas de collyre ou de solution non prescrite. Si votre chien plisse l’œil, semble douloureux, présente une rougeur marquée, un œil trouble, un écoulement inhabituel ou un changement soudain, contactez rapidement un vétérinaire. Un traumatisme oculaire nécessite une évaluation sans attendre.
Plis du museau, pelage et oreilles
Si votre Pékinois a un pli facial, vérifiez qu’il reste propre et sec. Vous pouvez essuyer doucement la surface externe avec un linge propre et la sécher ; arrêtez en cas de douleur ou d’irritation. Une rougeur persistante, une odeur, un suintement ou des démangeaisons méritent un avis vétérinaire plutôt qu’une poudre ou une crème choisie au hasard.
Le pelage long demande un entretien régulier, mais la fréquence dépend de sa longueur, des nœuds, de la peau et de la tolérance de votre chien. Brossez sans tirer sur la peau et demandez à un toiletteur expérimenté comment entretenir les zones qui s’emmêlent. Inspectez les oreilles ; ne poussez rien dans le conduit et n’utilisez pas de vinaigre ou de nettoyant sans conseil vétérinaire. Une odeur forte, une douleur, des secouements répétés de la tête ou un écoulement doit être examiné.
Si votre chien accepte le brossage des dents, utilisez une brosse et un dentifrice conçus pour les chiens. Cela ne remplace pas un examen dentaire, et les sources citées ne valident pas une poudre dentaire commerciale comme substitut aux soins.
Dos et mobilité
Une étude menée dans un hôpital vétérinaire de référé a observé une association entre la longueur relative du dos et l’extrusion de disques chez les chiens étudiés, mais elle ne fournit pas un multiplicateur de risque propre au Pékinois ni une estimation pour la Belgique. Surveillez tout changement de démarche, douleur du dos, faiblesse ou difficulté à se déplacer. Une douleur soudaine, une faiblesse ou une perte de mobilité justifie un avis vétérinaire prompt ; ne tentez pas de traiter ces signes par le seul repos ou un complément.
Transparence commerciale
Pure Majesty Pets publie cet article et commercialise des produits de soin pour chiens. Les études citées ne valident pas les collyres, nettoyants ou poudres de l’éditeur. Aucun produit ou supplément n’est recommandé ici.
Sources vétérinaires et scientifiques
- Tomlinson et al. (2026), évaluation du BOAS dans 14 races brachycéphales au Royaume-Uni.
- Costa et al. (2021), signes du syndrome oculaire brachycéphale dans une cohorte clinique de chiens.
- Packer et al. (2013), conformation et extrusion discale dans une population de chiens référés.
- Merck Veterinary Manual, otite externe et soins des oreilles chez le chien.
- AAHA (2019), recommandations de soins dentaires chez le chien et le chat.
Ce guide fournit des informations générales et ne remplace pas l’examen ni les conseils d’un vétérinaire.